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À partir de combien de personnes ça change ?

Cinq seuils chiffrés existent en droit français, et un seul est national. En dessous de 50 personnes, aucun effectif ne déclenche quoi que ce soit.

Mis à jour le · chaque seuil sourcé sur Légifrance et daté · méthodologie

L'essentiel en 30 secondes

Le seul seuil de déclaration valable partout vise le maire, à partir de 1 500 personnes, et seulement pour les manifestations à but lucratif. La « déclaration en préfecture » applicable partout n'existe pas. Les quatre autres seuils ne portent pas sur la déclaration mais sur la sécurité : un chapiteau bascule en établissement recevant du public dès 50 personnes, un espace de plein air au-delà de 300.

Les cinq seuils, du plus bas au plus haut

50personnes · dès ce nombre

Le chapiteau : établissement recevant du public dès 50 personnes

Le seuil est six fois plus bas qu'en plein air nu, et l'autorisation dépend de deux autorités différentes. C'est là que les événements se font arrêter la veille.

Qui décide
Le préfet délivre l'attestation de conformité et le registre de sécurité. Le maire autorise l'implantation et l'ouverture au public.
Délai
Le registre existe avant la location. L'extrait est à remettre au maire environ huit jours avant l'ouverture.

Le piège : L'organisateur qui loue un chapiteau reste responsable de sa conformité. Un chapiteau dont la vérification biennale est périmée peut se voir refuser l'ouverture au public la veille de l'événement — demander le registre AVANT de signer le bon de commande coûte cinq minutes et sauve la soirée.

Source : Arrêté du 23 janvier 1985, articles CTS 1, CTS 3, CTS 5 et CTS 6 (chapiteaux, tentes et structures) · consulté le consulté le 31 juillet 2026 · le guide complet

300personnes · au-delà

Un espace de plein air devient un ERP à 300 personnes

Terrains de sport, arènes, espaces délimités : au-delà de 300 personnes, le régime des établissements recevant du public s'applique en extérieur.

Qui décide
Le maire, après avis de la commission de sécurité
Délai
Variable selon les départements. Un mois est le délai le plus fréquemment demandé.

Source : Arrêté du 25 juin 1980, article PA 1 (établissements de plein air) · consulté le consulté le 31 juillet 2026 · le guide complet

300spectateurs · au-delà

Les fouilles à l'entrée : le piège des bénévoles

Dès 300 spectateurs, faire palper les entrants par des bénévoles non agréés est illégal. C'est le manquement le plus banal et le moins connu.

Qui décide
Agents titulaires d'une qualification reconnue par l'État, agréés par le CNAPS
Délai
L'agrément se demande en amont : il ne s'improvise pas la veille de l'événement.

Le piège : Un refus de palpation ne peut jamais être forcé : il ne donne que le droit de refuser l'entrée. Une palpation pratiquée sans consentement expose l'organisateur autant que le bénévole.

Source : Code de la sécurité intérieure, articles L. 613-2 et L. 613-3 · consulté le consulté le 31 juillet 2026 · le guide complet

500personnes · dès ce nombre

Rassemblement festif musical de plus de 500 personnes

Le seul régime de cette page qui relève réellement du préfet — et il vise un cas précis, pas les fêtes de village.

L'effectif ne suffit pas. Le texte pose des conditions cumulatives : privé + lieu non aménagé + amplifié + annoncé + 500 personnes. Un événement de cette taille dans une salle louée n'est pas concerné.

Qui décide
Le préfet de département
Délai
Un mois au plus tard. Quinze jours pour les organisateurs ayant souscrit un engagement de bonnes pratiques.

Le piège : « Lieu non aménagé à cette fin » est la clé de lecture. Une fête sur une place communale équipée n'entre normalement pas dans ce régime ; un rassemblement dans un champ ou une friche, si.

Source : Code de la sécurité intérieure, article L. 211-5 et articles R. 211-2 à R. 211-9 · consulté le consulté le 31 juillet 2026 · le guide complet

1 500personnes · au-delà

Le seul seuil national : 1 500 personnes, et au maire

Il n'existe pas de « déclaration en préfecture » applicable partout. Le texte national vise le maire, à partir de 1 500 personnes, et seulement pour les manifestations à but lucratif.

Qui décide
Le maire de la commune. Le préfet de police à Paris et sur les emprises des aérodromes parisiens.
Délai
Un an au plus, et — sauf urgence motivée — un mois au moins avant la date.

Le piège : Au-delà de ce texte, la quasi-totalité des préfectures imposent un « dossier de sécurité grand rassemblement » sur le fondement du pouvoir de police générale — avec des seuils et des délais purement départementaux : 5 000 personnes et deux mois en Loire-Atlantique, 1 500 et deux mois dans l'Hérault, 5 000 et quatre mois en Essonne. Aucun texte national ne les fonde. Il faut donc appeler sa préfecture, et ne jamais transposer le seuil d'un département à un autre.

Source : Code de la sécurité intérieure, articles R. 211-22 à R. 211-26 · consulté le en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2014 · le guide complet

Trois exemples, de bout en bout

80 personnes

  • Le chapiteau : établissement recevant du public dès 50 personnes · Le préfet délivre l'attestation de conformité et le registre de sécurité. Le maire autorise l'implantation et l'ouverture au public.

350 personnes

  • Le chapiteau : établissement recevant du public dès 50 personnes · Le préfet délivre l'attestation de conformité et le registre de sécurité. Le maire autorise l'implantation et l'ouverture au public.
  • Un espace de plein air devient un ERP à 300 personnes · Le maire, après avis de la commission de sécurité
  • Les fouilles à l'entrée : le piège des bénévoles · Agents titulaires d'une qualification reconnue par l'État, agréés par le CNAPS

2 000 personnes

  • Le chapiteau : établissement recevant du public dès 50 personnes · Le préfet délivre l'attestation de conformité et le registre de sécurité. Le maire autorise l'implantation et l'ouverture au public.
  • Un espace de plein air devient un ERP à 300 personnes · Le maire, après avis de la commission de sécurité
  • Les fouilles à l'entrée : le piège des bénévoles · Agents titulaires d'une qualification reconnue par l'État, agréés par le CNAPS
  • Rassemblement festif musical de plus de 500 personnes — seulement si toutes les conditions du texte sont réunies · Le préfet de département
  • Le seul seuil national : 1 500 personnes, et au maire · Le maire de la commune. Le préfet de police à Paris et sur les emprises des aérodromes parisiens.

Ce qui ne dépend pas du nombre de personnes

C'est la moitié de la réponse, et personne ne l'écrit. La musique diffusée, le débit de boissons temporaire, l'occupation du domaine public et les taxes ne se déclenchent pas à un effectif : ils s'appliquent dès la première personne, selon la nature de l'événement, sa durée ou son lieu. Un apéritif de trente personnes sur une place publique avec de la musique amplifiée relève de trois régimes, alors qu'aucun seuil d'effectif ne le concerne.

Le dispositif de secours n'a pas de seuil du tout

On lit souvent qu'il devient obligatoire à partir de tant de personnes. C'est faux. L'arrêté de 2006 fixe un indicateur calculé à partir de quatre éléments : l'activité du public, l'environnement, le délai d'intervention et l'effectif prévisible. Un concert debout et un concert assis, au même endroit et au même effectif, ne donnent pas le même résultat. Le calcul, avec la formule officielle.

Et les « dossiers grand rassemblement » à 1 500, 5 000 ou 10 000 ?

Ils existent, mais ils ne figurent pas dans ce tableau parce qu'ils ne sortent d'aucun texte national : ils relèvent du pouvoir de police générale du préfet, et leurs seuils sont purement départementaux. Nous ne publions pas un chiffre qui n'est pas vrai partout. Renseignez-vous auprès de votre préfecture, c'est la seule réponse honnête.

Les autorisations sont une ligne de votre budget

Redevance d'occupation, SACEM, sécurité, secours : ces montants se chiffrent comme les autres postes. Le configurateur les intègre à votre estimation.

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