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Autorisations

Vide-grenier en association : la réglementation, démarche par démarche

Publié le 3 octobre 2026 · textes consultés en juillet 2026, références sous chaque démarche

Pour organiser un vide-grenier en association, une démarche revient à chaque fois : la déclaration préalable au maire, au moins quinze jours avant, sur le formulaire cerfa n° 13939. Trois autres s'ajoutent selon ce que vous prévoyez : l'occupation de la voie publique (deux mois d'instruction), la buvette (cinq autorisations par an et par association) et la musique (déclaration Sacem avant le jour J).

Chaque démarche est reprise ci-dessous avec son délai, son destinataire et ce qu'on risque sans elle. Cet article vise l'association qui organise ; les règles propres aux particuliers qui exposent n'y sont pas traitées.

Faut-il une autorisation pour organiser un vide-grenier ?

Pour la vente elle-même, la démarche est une déclaration préalable adressée au maire. Le formulaire est national, le cerfa n° 13939, et il se dépose au moins quinze jours avant la manifestation. C'est court, et c'est la formalité commune aux vide-greniers, brocantes et bourses, qu'ils se tiennent dans une cour d'école ou sur une place.

Et un vide-grenier permanent ?

C'est là que la règle mord. Une vente au déballage est limitée à deux mois par année civile dans un même local ou sur un même emplacement. Les organisateurs qui reviennent chaque week-end au même endroit dépassent cette limite sans s'en rendre compte. Le dépassement est une contravention de 5ᵉ classe : 1 500 €, et 3 000 € en récidive.

Organiser un vide-grenier dans sa rue : quelles démarches ?

Dès que les stands sortent sur la voie publique, il faut un titre d'occupation, et il en existe deux. Des tables, des barrières, des tentes lestées : rien n'est fixé au sol, c'est un permis de stationnement. Un ancrage, un scellement, un branchement enterré : c'est une permission de voirie. La demande va au gestionnaire de la voie, en général la mairie en agglomération.

Le délai est le vrai chemin critique : deux mois d'instruction, et le silence de l'administration vaut refus. Le formulaire est le cerfa n° 14023. La redevance, elle, n'a aucun barème national : chaque conseil municipal vote sa grille. La gratuité pour une association d'intérêt général est possible, jamais de droit. Occuper la voie sans titre coûte 1 500 € d'amende, 3 000 € en récidive, plus la remise en état.

Fermer la rue demande en plus un arrêté du maire. Comptez six à huit semaines quand une route départementale ou à grande circulation est touchée. Et posez les panneaux : sans signalisation conforme, l'arrêté n'est pas opposable aux automobilistes, et en cas d'accident votre responsabilité est engagée. Le guide occupation du domaine public détaille les deux titres.

Peut-on tenir une buvette sur un vide-grenier ?

Oui, avec une autorisation de débit de boissons temporaire délivrée par le maire. Une association en a cinq par an, toutes communes confondues : le quota se consomme vite si la même association tient aussi la buvette de la fête du village. Les boissons permises sont celles des groupes 1 et 3, sans alcool, puis vin, bière, cidre et apéritifs à base de vin jusqu'à 18°.

Une boisson des groupes 4 ou 5, comme un punch au rhum, expose à 3 750 € d'amende au maximum, et l'amende forfaitaire est de 200 €. La vente ou l'offre d'alcool à un mineur va jusqu'à 7 500 €. Il n'existe pas de cerfa national pour cette demande ; elle relève du « silence vaut accord » à deux mois, et les mairies demandent en pratique quinze jours à un mois.

Un piège, enfin : un restaurateur du quartier ne peut pas « prêter » sa licence. Elle est attachée à son établissement et ne se déplace pas sur la place. Voir le guide buvette temporaire.

Faut-il déclarer la musique d'un vide-grenier à la Sacem ?

Oui, dès qu'une sono diffuse de la musique, même pour l'ambiance. Le barème est celui des manifestations avec musique en fond sonore, celui des braderies et des kermesses : 62,50 € HT par jour au tarif réduit pour une entrée gratuite, 78,12 € HT au tarif général. Le tarif réduit suppose une déclaration avant le jour J ; déclarer au moins quinze jours avant sécurise ce point.

La rémunération équitable (SPRÉ) arrive sur la même facture : 65 % du montant des droits d'auteur. Son minimum annuel pour une séance occasionnelle est de 102,27 € HT, réduit de moitié pour une séance non commerciale d'une association à but non lucratif gérée par des bénévoles. Une association agréée d'éducation populaire, ou membre d'une fédération agréée, obtient 12,5 % de réduction sur les droits d'auteur. Ne pas déclarer coûte plus cher : la Sacem applique alors des droits provisionnels, au forfait le plus élevé de sa grille.

Combien coûte l'organisation d'un vide-grenier ?

Ce qui reste à la charge de l'association tient en quelques lignes, surtout si les exposants viennent avec leur propre étal. Nous ne publions pas de prix d'emplacement : nous n'en avons pas de relevé fiable.

Montants HT. Matériel au barème du catalogue EstimEvent (prix « à partir de »), droits musicaux au barème Sacem 2024-2026.
PosteRepère
Redevance d'occupation de la voie publiqueFixée par chaque commune, aucun barème national
Musique d'ambiance (Sacem, tarif réduit)62,50 € par jour, plus la rémunération équitable
Tente de réception 3×3 ou 3×6 m (accueil, buvette)95 € la tente
Groupe électrogène, si aucun branchement320 € la journée
Agent de sécurité280 € la journée
Assurance perte et casse du matériel loué90 € le forfait

Le calendrier, de la première demande au jour J

Délais et risques par démarche, d'après les dispositifs sourcés des guides EstimEvent.
DémarcheDestinataireQuand déposerSans elle
Occupation de la voie publique (cerfa 14023)Gestionnaire de la voiePlus de deux mois avant : le silence vaut refus1 500 €, 3 000 € en récidive
Arrêté de fermeture de rueMaireSix à huit semaines si une route départementale est touchéeSans panneaux, l'arrêté n'est pas opposable
Débit de boissons temporaireMaireDeux mois pour être couvert par le silence vaut accordJusqu'à 3 750 € pour une boisson interdite
Déclaration SacemSacemAu moins quinze jours avantDroits provisionnels au forfait le plus élevé
Déclaration de vente au déballage (cerfa 13939)MaireAu moins quinze jours avantAu-delà de deux mois par an au même endroit : 1 500 €

Chaque autorisation d'un événement de plein air, rangée dans l'ordre où il faut la demander, avec son délai, son destinataire et son texte de référence.

Ouvrir le rétroplanning des autorisations

Questions fréquentes

Quel formulaire pour déclarer un vide-grenier ?

Le cerfa n° 13939, adressé au maire au moins quinze jours avant la manifestation.

L'emplacement sur la voie publique est-il gratuit pour une association ?

Il peut l'être. Le texte permet à la collectivité d'accorder la gratuité à une association d'intérêt général, sans l'y obliger : aucune association ne peut l'exiger.

Une association peut-elle vendre de l'alcool sur un vide-grenier ?

Oui, avec une autorisation de débit temporaire, dans la limite de cinq par an, et seulement des boissons des groupes 1 et 3 : pas de spiritueux, pas de punch au rhum.

Combien de vide-greniers peut-on organiser au même endroit ?

La limite ne se compte pas en nombre de vide-greniers mais en durée : deux mois par année civile dans un même local ou sur un même emplacement.